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histoire du vin et le vin dans l’histoire à travers les siècles – une croissance encore hésitante

1800-1854 :
(Décidément, c’était déjà d’actualité…)

A la veille de la Révolution, la superficie du vignoble français est d’environ 1,5 million d’hectares et la production annuelle moyenne peut-être chiffrée à 27 millions d’hectolitres. A peu de chose près, on retrouve ces chiffres à la fin du premier Empire. Les arrachages de vignes, qui laissèrent place à des cultures alimentaires (céréales et pommes de terre) pour conjurer la crise des subsistances entre 1792 et 1796 , sont compensés par des replantations justifiées par la hausse de la consommation intérieure qu’encourage une forte baisse des droits rétablis en 1804, et par l’ouverture d’un large marché européen dans la « grande Europe » napoléonienne du blocus continental.

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Histoire du vin et le vin dans l’histoire à travers les siècles

Poursuivons

Pendant un siècle et demi, de 1800 au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, de nouvelles relations s’établissent entre un peuple et ses vins.
L’offre et la demande croissent parallèlement et le vin devient la boisson populaire désormais constitutive de l’image du Français. L’historien britannique Théodore Zeldin a pu écrire que le peuple français « acquiert tout d’un coup, en même temps, le droit de vote et le droit de boire ». L’historien français Didier Nourrisson a récemment fixé les traits de ce « buveur du XIXe siècle »(1).Lire la suite

Histoire du vin et le vin dans l’histoire -La fin de la liberté et le rétablissement des droits

Aussi est-ce dans une indifférence assez générale que la pression fiscale est rétablie sur les vins. Mais elle est infiniment plus modérée.
Le rétablissement des octrois est autorisé par une loi de décembre 1798 et les vins et eaux-de-vie sont les premiers produits concernés. Avec une taxe modérée de 3 à 4% sur les vins et de 10% sur les alcools, on est très loin des excès de l’Ancien Régime. Le régime juridique de l’entrepôt permet aux grossistes de n’acquitter la taxe d’entrée qu’après avoir revendu les produits aux détaillants.
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Histoire du vin et le vin dans l’histoire – le vin de la concorde et de la fête.

Employés à plusieurs reprises par les témoins eux-mêmes des journées révolutionnaires, le terme anglais de « toast » revêt alors une très forte charge symbolique. Il généralise au groupe les santés que se portent les individus.

Lorsque, avec le grand mouvement fédéraliste du printemps 1790, se mettent en place de nouvelles solidarités, le vin accompagne les cérémonies et un rituel s’élabore; on porte des toasts à la liberté, à la concorde, à l’Assemblée, à la nation, au roi et on boit pour sceller les serments prêtés sur des autels improvisés : ainsi à Dijon, le 18 mai , autour du comte Georges de Buffon, fils unique du grand naturaliste; ainsi à Lyon, le 30 mai, malgré les « larmes aristocratiques » de la pluie.

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Histoire du vin et le vin dans l’histoire – La suppression des octrois

C’est en réclamant du pain et non du vin que les femmes de la capitale vont, le 5 octobre, chercher le roi à Versailles et installent le 6, aux Tuileries « le boulanger, la boulangère et le petit mitron ».

Au demeurant, les effets réunis de la Grande Peur de juillet, de la nuit du 4 août et des décrets du 11 août ont disloqué tout l’Ancien Régime féodal et fiscal et mis fin virtuellement à la perception des droits et péages et à la fiscalité indirectes des aides.

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L’histoire du vin et le vin dans l’histoire – La révolution et l’éphémère « vin de la liberté »

les colères de la soif.

Elles avaient déjà grondé à Paris et, plus en encore, à Lyon, quand le vin se faisait rare en été ou que les brimades des employés de l’octroi indisposaient le peuple amassé aux barrières. Dans les campagnes aussi, ce ne sont que plaintes contre les commis des aides, ces « rats de cave » qui tyrannisent les vignerons. A Foix, en mars 1784, c’est une véritable émeute qui chasse de la ville le fermier des aides et ses commis et les contraient à se réfugier à Pamiers, en abandonnant sur place leur registres et leurs bagages(1).

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L’histoire du vin et le vin dans l’histoire La révolution de la bouteille (XVIIe siècle)

Boire à la bouteille

Le bûcheron Sganarelle boit au goulot puis chante :

Qu’ils sont doux,
Bouteille jolie,
Qu’ils sont doux
Vos petits glouglous
Mais mon sort ferait bien des jaloux,
Si vous étiez toujours remplie.
Ah, bouteille, ma vie,
Pourquoi vous videz-vous.

Molière, Le Médecin malgré lui, acte 1, scène 6,1666

Il ne faut pas suivre les proverbes à la lettre. Le flacon importe beaucoup et de plus en plus quand il faut mettre le bon vin…en situation de bien vieillir (1).… Lire la suite

L’histoire du vin et le vin dans l’histoire – l’exigence de qualité dans le vin.

livres

Au XVIe au XVIIIe siècle, la différenciation des vins s’accentue, à mesure qu’augmentent les surfaces et les productions. Alors qu’au Moyen Âge il s’agissait de produire vite le vin « nouveau » attendu par les consommateurs, d’importants progrès scientifiques et techniques caractérisent les vinifications et le vieillissement des vins.
Des livres savants, traduits du latin puis écrits en français, témoignent du souci d’expliquer les processus et les techniques qui transforment le jus de raisin en vin : La 2nd moitié du XVIe siècle est particulièrement riche en matière d’œnologie(1) et, plus encore, dans le sillage des Dictionnaires et de l’Encyclopédie, la seconde moitié du XVIIIe siècle.… Lire la suite

L’origine du vin dans l’histoire – du vin païen au vin chrétien

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Terminons ces différents posts de  » l’amour du vin  » chez les Gaulois par la mémoire du vin et de la religion en Gaule.

Les vases, les cratères, les coupes et les cornes à boire qui emplissent les tombes des princes celtes devaient accompagner et faciliter le dernier voyage et le passage dans l’au-delà.
B. Bouloumié insiste sur l’usage fréquent des amphores à vin comme urnes funéraires. Le vin assure sinon l’immortalité, du moins une longue survie des âmes après la mort.… Lire la suite

L’origine de nos cépages à la naissance de nos vignobles

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La viticulture dépasse Narbonne puis le seuil de Naurouze au milieu du I er siècle. Elle atteint la région de Gaillac, qui fournissait déjà des amphores. Le vin pouvait être transporté en barque sur le Tarn, navigable, moins capricieux et divagant que la Garonne toulousaine.Roger Dion fait l’hypothèse que l’on cultivait alors à Gaillac le cépage rouge de « diracina » qui , selon lui aurait pu donner Duras (?) et un cépage blanc, ancêtre du len de l’el occitan (« loin de l’oeil »).… Lire la suite